Maux de tête & migraine

Définition : 

   Les maux de tête qui ne sont pas liés à des causes infectieuses ou vasculaires sont appelées « céphalées de tension » car ils sont liés aux tensions musculaires.
En effet, les chaînes musculaires se terminent au niveau du crâne (occiput et zygomatiques notamment), et, si les tensions qu’elles exercent sont trop importantes, elles peuvent se répercuter à l’intérieur de la boîte crânienne via les méninges, (en particulier la dure mère – Delaire 1980) dont la douleur est projetée sur la peau crânienne (Strassman et al 1986).

     Les céphalées de tension sont parfois associées à des migraines, qui se caractérisent par un ou plusieurs des signes suivants : survenue par crises, affecte un seul coté de la tête, pulsatile, nausées et/ou vomissements, aggravée par les activités physiques de routine, le stress, la fatigue, la lumière et/ou le bruit.
Les migraines s’accompagnent parfois d’une aura : phénomènes visuels (scintillements, taches sombres…), sensitifs (fourmillements) voire moteurs (paralysies). (Detsky et al 2006, http://www.sosmigraine.com/FS_index_sos_migraine.htm, http://www.univadis.com/servicemed/manuel-merck-francais.html)
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Causes et mécanismes :

migraine, mal de tête, céphalée    Les causes de la maladie sont incomplètement élucidées, mais des anomalies vasculaires semblent être à l’origine des douleurs. Cependant, les études des 40 dernières années ont pu montrer que ces phénomènes vasculaires n’étaient pas la cause, mais la conséquence de la migraine. La théorie prédominant actuellement est neuro-vasculaire (ou trigémino-vasculaire) (Moskowitz et al 1984, 1993, Delepine et Aubineau 1997).
Pour simplifier, la douleur survient en raison d’un abaissement du seuil de tolérance aux stimulations en raison du dérèglement postural (Olesen et al 2009). En effet, de nombreuses études montrent que les personnes souffrant de céphalées sont plus instables que les autres. (Giacomini et al 2004, Rossi et al 2005, Ishizaki et al 2002, Zwart 1997).

     En ce qui concerne les migraines survenant lors du cycle menstruel, elles peuvent être expliquées par des phénomènes hormonaux, mais aussi mécaniques : le gonflement de l’endomètre majore les tensions sur la dure-mère (l’utérus est attaché au sacrum et aux lombaires qui contiennent la dure-mère) ce qui provoque le dépassement du seuil de la douleur.
On retrouve souvent des antécédents traumatiques ayant affecté la dure-mère, notamment traumatismes crâniens, coups du lapin / entorses cervicales, chutes sur le coccyx / pubis.
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Traitement :

      L’aspect vasculaire et la libération de médiateurs chimiques n’étant qu’une conséquence, il est logique d’associer un traitement postural à la prise en charge médicamenteuse. Voir Traitements posturaux.
Cette prise en charge est complémentaire à la prise en charge médicale classique et ne vise pas à la remplacer : voir Les 3 façons d’être malade – ordre de prise en charge.

     Améliorer l’équilibre général de la personne, permet très souvent de diminuer suffisamment les tensions musculaires pour permettre d’atténuer voire de supprimer les maux de têtes sur le long terme (et sans effets secondaires).

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Date de création de la page : 03/06/2013
Date de dernière modification : 22/06/2013

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