Pathologies affectant les enfants en podologie :

Pied plat valgus de l’enfant :

     C’est la même chose que chez l’adulte (voir Pathologies du pied), mais encore plus fréquent, en raison d’un système musculaire moins tonique et ligamentaire plus laxe.
Le pied plat valgus est normal chez l’enfant jusqu’à 2-3 ans en raison des torsions osseuses incomplètes (fémur, tibia, astragale), et à condition de ne pas être douloureux, ni responsable d’instabilité ou de chutes.
Au-delà de cet âge une correction posturale devient utile dans un but curatif (traiter les douleurs ou instabilité présentes) ou préventif. (voir Traitements posturaux)

     AttentionHormis dans certains cas précis et de façon temporaire, et contrairement à une idée reçue, il faut absolument éviter de faire porter des chaussures ou des semelles à voûtes aux enfants. En effet, elles perturbent le fonctionnement normal du pied (l’arche interne n’est pas là pour faire joli, il ne faut pas la “boucher”), mettent au repos les muscles inverseurs et laissent perdurer l’affaissement. (Lelièvre 1981) En clair, elles rendent le pied fainéant.

Attention     Beaucoup de personnes vous diront qu’il est normal d’avoir un valgus jusqu’à 5° (« valgus physiologique »), ce qui est complètement faux (hormis avant 3 ans). Cela vient d’une confusion entre valgus jambier (qui lui, est effectivement normal jusqu’à 5°), et valgus calcanéen (= de l’arrière-pied), qui est anormal dès 1°. (Capelle 2002).

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Genu valgum, genu varum :

Correspond à ce qu’on appelle communément « jambes en X », ou « arquées ».
Le genu varum est normal jusqu’à 3 ans, le genu valgum de 3 à 7 ans, en raison de la croissance osseuse.

La mesure clinique doit être réalisée dans les règles de l’art pour ne pas être faussée.

Ces défauts d’axe des genoux favorisent à moyen / long terme des douleurs et des pathologies à l’intérieur ou l’extérieur des genoux (en plus du problème esthétique). Les semelles peuvent atténuer en partie les conséquences. Seule la chirurgie permet de corriger les déformations importantes.

 

Inégalités de longueur des membres inférieurs :

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     Les inégalités de longueur des membres inférieurs, ou « jambes courtes » sont très fréquentes, et le plus souvent minimes (moins de 2cm).
Elles peuvent être source de d’adaptations posturales provoquant des douleurs et une gène fonctionnelle plus ou moins importante, et qui n’est pas toujours fonction de l’importance de la différence de longueur (Ledos 1956).

Attention

     La mesure clinique doit être réalisée dans les règles de l’art pour ne pas être faussée, et reste une approximation.
Une simple radio du bassin montre… un bassin, et ne peut donc affirmer l’existence d’une différence de longueur des membres inférieurs. En effet la bascule du bassin observée à la radio peut être due à d’autres troubles statiques (pied plus affaissé d’un coté, genou plus fléchi, positon hanchée…).
Pour être sûr qu’il y a bien une inégalité de longueur des membres inférieurs, il faut faire une radio… des membres inférieurs ! (logique non ?)

 Attention    La croissance se faisant alternativement à droite et à gauche, de petites différences de longueur sont fréquentes chez les enfants, et généralement sans gravité. Il faut simplement s’assurer que l’enfant s’y adapte bien : en évaluant la qualité de sa mobilité et de sa stabilité (voir Bilan postural), et n’apporter une correction, mesurée et progressive, que dans le cas contraire (voir Traitements posturaux).
Pour les inégalités de longueur des membres inférieurs importantes et très gênantes, il existe des traitements chirurgicaux (lourds).

 

 


Scolioses et attitudes scoliotiques :

                               Voir Scoliose.
AttentionNB : il est totalement inutile de répéter à un enfant (ou à un adulte) : « tiens toi droit ! » à longueur de journée puisque la régulation de la posture est géré par un système automatique, non conscient (voir Comment ça marche), justement pour que les activités conscientes puissent être dévolues aux fonctions supérieures (la cognition : voir Dyslexie).

Si vous le faites les conséquences seront les suivantes :
- Vous allez vous énerver pour rien et stresser votre enfant, et donc nuire à la qualité de votre relation. Aimeriez vous qu’on vous fasse ce genre de remarques, même « pour votre bien » ?
- En plus de le complexer, vous allez l’obliger à utiliser ses muscles phasiques pour lutter contre ses muscles toniques (posturaux), alors qu’ils ne servent pas à ça. Cela risque donc de provoquer des douleurs.

En revanche, des méthodes de conscientisation / de reconnexion corps-esprit, comme le yoga, tai-chi, qi-gong, relaxation Vittoz, etc, peuvent être bénéfiques pour la posture (Thyrion et Roll 2009, 2010, Roll et al 2012). Voir Les 3 façons d’être malade.

 

 

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Marche en rotation interne (= avec les pieds en dedans) :

     C’est également très fréquent et généralement sans gravité, les parents étant souvent plus gênés que l’enfant.
Les causes sont multiples : congénitale (liée à la position dans l’utérus), positionnelle (habitude de sommeil sur le ventre, assis en tailleur ou en « position TV », c’est-à-dire entre ses pieds), ou posturales (asymétries de tonus des muscles liés à différentes informations parasites : voir Comment ça marche).

     Le lien entre trouble de torsion du fémur et pied plat valgus a d’ailleurs récemment été établi (Zafiropoulos et al 2009).
Des semelles posturales peuvent jouer sur l’équilibre tonique des muscles et aider à limiter la rotation interne (voir Traitements posturaux). (Brun-Engler et Flotte de Pouzols 2010), et la torsion osseuse qui en est la conséquence (ce sont les muscles qui façonnent progressivement les os – Delpech 1823).
Faites attention aux discours attentistes : plus la prise en charge est précoce, plus il sera facile et rapide de corriger le défaut de posture. Delpech le signalait au 19ème siècle, mais le bon sens des cliniciens de cette époque semble s’être quelque peu étiolé.

    Pour le facteur osseux (torsion des fémurs et des tibias), la détorsion peut se faire naturellement et progressivement jusqu’à 15-16 ans. Elle se fait d’autant mieux si on l’aide en corrigeant le défaut de posture.

     Si le trouble de torsion est trop important, il existe des interventions chirurgicales (de dérotation) mais elles sont très lourdes, et sont contre indiquées avant 12 ans.

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Marche sur la pointe des pieds :

     Il faut s’attacher à bien déterminer la cause, qui conditionne le traitement :
- Causes articulaires, rares (enraidissement articulaire par synostose).
- Causes neurologiques, rares
- Causes « psychologiques », fréquentes : imitation parent / grand frère / enfant hyper actif / très dynamique.
- Causes fonctionnelles, fréquentes : dérèglement postural avec forte antériorisation de la ligne de charge.

Il est possible d’agir sur ce dernier point à l’aide de semelles posturales. (voir Traitements posturaux). (Janin 2003)

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Douleurs de croissance :

     Elles sont très fréquentes mais il faut s’attacher à bien déterminer la cause, qui conditionne le traitement.

Il peut en effet s’agir :
- De simples douleurs musculaires, par tension (car les os grandissent plus vite que les muscles) : elles sont alors assez peu intenses, n’entraînent pas de boiterie ou d’arrêt d’effort, et font souvent suite aux poussées de croissance.
Traitement : antalgiques / anti inflammatoires, repos sportif, semelles pour corriger le trouble statique s’il y en a un qui favorise ces tensions musculaires (ce qui est souvent le cas).

- De véritables ostéodystrophies de croissance (ou apophysites, ou épiphysites). Pour simplifier, ce sont des ramollissements osseux favorisés par la traction musculaire excessive.
La douleur est alors beaucoup plus intense, fait boiter / oblige à l’arrêt, il y parfois une raideur et / ou des signes inflammatoires.

Elles touchent souvent les enfants très sportifs ou en surpoids. Il peut y avoir un facteur génétique / familial.
Il convient alors de demander l’avis de votre médecin qui fera réaliser des examens si besoin.
Traitement : selon la localisation : semelles, mise en décharge, voire en traction.

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Date de création de la page : 03/06/2013
Date de dernière modification : 03/06/2018

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