A quoi ça sert ?

    La posturologie permet de traiter les troubles fonctionnels de la posture et de l’équilibre, et des douleurs qui en sont la conséquence. (Da Cunha 1979, Lapossy et al 1995, Harris 1999, Morningstar et al 2005, McCabe et al 2005, 2007, Hagen et al 2006, Treleaven 2008, Soriot et al 2011, Matheron et al 2005-2011, De Mauroy 2005).

 

Exemples : si vous avez les symptômes ou pathologies suivantes…A quoi ça sert - indications

 

 

… vous pouvez bénéficier d’un traitement postural.

 


Différence fonctionnel / lésionnel
:

 

      Une notion clé est la différence entre les problématiques fonctionnelles et lésionnelles.
Les premières relèvent de simples dysfonctionnements de certains systèmes ou tissus du corps (peu ou pas visibles aux examens complémentaire : radios, scanner, écho…), alors que les secondes sont en rapport avec de véritables lésions organiques (usure / altération des tissus).

 

    L’évolution pathologique se fait par une migration progressive, plus ou moins rapide, de simples dysfonctions (problème fonctionnel) vers de véritables lésions (problème lésionnel) (Reynaert et Jane 1997, Lapossy et al 1995, Hagen et al 2006, Soriot et al 2011).

 

     Une comparaison simple est le moteur de voiture : de banales erreurs de réglages finissent, en l’absence d’entretien, par aboutir à l’usure des pièces (toutefois plus faciles à changer sur une voiture que chez l’être humain !).
Une autre image (chère à Bernard Weber) est la feuille de papier qui serait d’abord pliée, et pourrait donc encore être utilisée malgré quelques désagréments, mais qui, à force d’être pliée et dépliée finirait par se déchirer.

posturologue 91      Le corps humain est vivant, il évolue sans cesse : toujours en mouvement, en adaptation perpétuelle (plus ou moins réussie) aux agressions extérieures et à ses propres contraintes internes dans le but d’assurer l’homéostasie (équilibre).
L’évolution vers la maladie est donc progressive : on ne passe pas d’un état « normal » à un étant « pathologique » d’un instant à l’autre (hors traumatismes directs) : la problématique n’est jamais à 100% fonctionnelle, ni à 100% lésionnelle. (Weber 1964, Canguilhem 1966.)
Les traitements posturaux s’adressent à la part fonctionnelle des troubles, c’est pourquoi ils sont particulièrement pertinents aux stades initiaux de l’évolution mais restent rarement totalement inefficaces, même à un stade avancé.
A chaque fois que vous entendez « c’est l’arthrose, on ne peut rien faire ! », ou « c’est l’âge, on ne peut rien faire ! », dites vous qu’un traitement postural peut vous être utile. Pas miraculeux, avec un soulagement sans doute moins important que si vous aviez 20 ans, mais pouvant toutefois fréquemment améliorer durablement votre qualité de vie.

 

    Notez bien que la douleur est une alarme qui se déclenche tardivement (plus ou moins selon les personnes) : après une première phase de dérèglement postural silencieuse (Harris 1999, Dickey et al 2002, Matheron et Kapoula 2011). Le dérèglement, lors de cette première phase asymptomatique peut toutefois être mis en évidence par des tests cliniques et stabilométriques (voir Bilan postural).
Le traitement postural qui en découle peut donc aussi permettre la prévention de l’apparition des symptômes. (voir Traitements posturaux) Je vous laisse juger de l’utilité de couper l’alarme (avec des antalgiques / anti inflammatoires) sans essayer de comprendre pourquoi elle s’est déclenchée…

 

     Rien n’est jamais tout noir ni tout blanc : à chaque fois qu’on vous tient le discours : « les examens sont normaux, donc vous n’avez rien ! » (malgré vos douleurs !!), vous pouvez être sûr que votre problématique en est à un stade trop fonctionnel pour que les lésions soient visibles, même des examens complémentaires les plus performants (IRM…).

 

     L’approche de la médecine allopathique (classique) consiste malheureusement trop souvent à attendre que les lésions apparaissent pour de commencer à vous prendre en charge, par méconnaissance (ou rejet) des problématiques fonctionnelles préexistantes, et des solutions thérapeutiques correspondantes qui pourraient vous être utiles à ce moment-là. (Weber 1964)
Avec dans le pire des cas un déni de votre souffrance, ou un report un peu trop rapide sur la sphère psychosomatique, parfois sans proposition de prise en charge de cet aspect-là non plus. (voir Les 3 façons d’être malade)

 

     « Être en bonne santé, c’est tomber malade et s’en relever. » Canguilhem

Date de création de la page : 08/06/2013
Date de dernière modification : 20/07/2013

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